Google et le chat de Schrödinger

Vous vous demandez sûrement ce que vient faire la physique quantique dans le SEO. Eh bien c’est en discutant avec Thomas Leonetti alias @Yakiseo que j’en suis venu à divaguer là dessus.

L’expérience du chat de Schrödinger repose sur un simple fait : L’observateur influence l’expérience qu’il observe, ce qui est plutôt dommage quand on cherche à observer un phénomène.

Pour rappel et pour ceux qui ne connaîtraient pas le principe de cette expérience, voici en quoi elle consiste :

Un chat est enfermé dans une boite avec un flacon de cyanure. Ce flacon ne s’ouvre que lorsqu’on détecte la désintégration d’un atome radioactif, atome qui a 1 chance sur 2 de se désintégrer dans une période donnée. Si on se trouve à l’extérieur de la boite, pendant une minute, on a comme seule certitude que le chat a 1 chance sur 2 d’être vivant et une chance sur 2 d’être mort. Le chat est donc pour un observateur extérieur mort et vivant à la fois. Le seul moyen de le savoir est d’ouvrir la boite.

Une petite vidéo pour comprendre

J’en suis venu à comparer Google à l’observateur et Internet au chat de Schrödinger. Big G est bien gentil avec sa guerre psychologique qu’il est en train de mener face aux manipulateurs d’algorithme qu’on est, mais finalement pourquoi en sont-ils arrivés là, pourquoi s’acharner à vouloir nettoyer le web, pourquoi nous rabâcher de rester naturel, …

J’en suis venu à penser que Google a fini par influencer énormément la composition du web. La question est simple :

La page devant laquelle je suis existerait-t’elle si Google n’existait pas ?

Au final, avec cette simple question on se rend bien compte qu’énormément de pages existent uniquement pour Google. On se retrouve donc avec une très grande partie du Web qui n’existe que pour Google, alors que Google ne veut certainement pas ça, il souhaite que le web évolue sans son influence.

Qu’est-ce que serait le web sans Google ?

Evidemment j’écarte la réponse « Le Web ne serait pas »… J’imagine que sans Google le web serait composé d’une plus grande proportion de pages petinentes, qu’il n’y aurait pas de site de communiqués de presse, d’autoblogs, de MFA, de fermes de liens, de spamco, d’annuaires pourris,… et j’en passe.

Finalement sans Google le web serait comme Google semble vouloir nous montrer comment ils veulent qu’il soit (Ouch chaud la phrase là). On arrive donc à la conclusion de cette petite pensée.

L’observateur Google a donc ouvert la boite du chat et a influencé l’expérience. cela me fait pensé à cette image :

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4 réflexions sur “ Google et le chat de Schrödinger ”

  1. Effectivement, les créations de Google ont façonné le Web.
    Cela mérite réflexion d’imaginer ce que serait le Web si Google n’avait pas existé. Je suis sûr que le capitalisme s’en serait tout de même emparé, mais il y aurait clairement de grosses différences car les algos du moteur ont vraiment influencé tout le reste de la troupe.

  2. Eh oui c’est très pertinent en effet. Bon pour ce qui est des MFA… elles existent parce que les régies pub existent. Mais bon… ca aurai pas été Big G… ca aurait un autre… Y’avait Altavista jadis, les voila, les yahoo, etc…

    Et pour ce qui est de la guerre psychologique… ma foi c’est de bonne guerre… tout le monde défend ses billes, nous les nôtres, Google les siennes. C’est dans la nature humaine que de vouloir influencer l’autre dans le but de le dominer… Derrière Google y’a des humains et il n’y a absolument aucune raison pour que la nature de l’homme évolue en bien… elle n’a jamais évolué depuis que le monde est monde. On est juste plus « technologique » parce qu’on ce souci de notre confort… mais absolument rien de plus. Nous sommes comme étaient nos ainés… quoique… peut-être pire 🙂

  3. Arf! Les cours de physique quantique desquels on retient le plus simple, à savoir que la lumière est à la fois onde et particule…

    Et vu sous cet angle, tiens, tiens, Google est à la fois moteur de recherche et vendeur de solutions, diffuseur de plans et vendeur de lunettes, concepteur de voitures qui aspirent les données de réseaux wi-fi ou qui se garent toutes seules et aussi bien sûr excitateur de robots sous forme de fichiers txt ou bien de monstres d’acier courant plus vite qu’Usain Bolt.

    Quant à la page de serp, elle est devenue comme son maître, toute aussi protéiforme et schizo: avec la géoloc et l’historique des recherches, votre mot-clé se positionne chez le client tel le chat (là ou pas là, langue au…)

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